L'autonomie implique de veiller sur soi et sur son binôme. Identifiez les risques spécifiques à cette zone de faible profondeur pour plonger sereinement.
On pourrait croire qu'une faible profondeur est synonyme de risque zéro. C'est faux ! C'est entre la surface et 10 mètres que les variations de pression sont les plus brutales (le volume d'air est réduit de moitié lors de la descente).
C'est donc dans cet espace "proche" que le risque de barotraumatisme est paradoxalement le plus élevé. En tant que PA12 autonome, la prévention et la communication rapide avec votre binôme sont vos meilleures armes.
La pression écrase les cavités fermées à la descente.
• Prévention : Équilibrez vos oreilles très fréquemment (Valsalva) dès la surface. Ne plongez jamais enrhumé.
• Conduite à tenir : Si ça coince, arrêtez immédiatement la descente. Signalez-le à votre binôme, remontez d'un mètre ou deux pour relâcher la pression, et réessayez doucement. Ne forcez jamais.
N'oubliez pas que l'air dans votre masque se comprime aussi ! Soufflez légèrement par le nez lors de la descente pour éviter l'effet ventouse sur vos yeux.
C'est l'accident le plus grave en plongée. Lors de la remontée, l'air contenu dans vos poumons se dilate. Si vous bloquez votre respiration, les alvéoles pulmonaires peuvent se déchirer.
• Prévention : Respirez toujours normalement et calmement, en particulier lors de la remontée vers la surface.
La surpression pulmonaire est l'accident le plus critique, et pourtant le plus facile à éviter : il suffit de respirer ! Ne bloquez jamais l'air. Si vous devez faire une remontée sans embout (ce qui est rare), faites des petites bulles en continu avec la bouche ("aaaaah") jusqu'en haut.
Dû au froid, au stress, à un palmage trop intense ou à un mauvais lestage, le CO2 s'accumule et vous donne l'impression de manquer d'air.
• Prévention : Ne luttez pas contre un fort courant, adaptez votre rythme à celui du plongeur le plus lent et protégez-vous bien du froid.
• Conduite à tenir : Faites le signe "Je suis essoufflé". Stoppez tout effort, accrochez-vous à un rocher ou à votre binôme, et forcez l'expiration pour évacuer le CO2.
Plus on est essoufflé, plus on panique et on respire mal. Si la situation ne s'apaise pas rapidement au fond, mettez fin à la plongée et remontez calmement.
Qu'il s'agisse d'une crampe, de froid intense, d'angoisse ou d'un malaise bénin, la règle en autonomie est de rester groupés.
• Prévention : Communiquez régulièrement. Un plongeur autonome n'attend pas que la situation dégénère pour prévenir l'autre.
• Conduite à tenir : Assistez votre binôme en le tenant fermement. Si le malaise persiste, déclenchez une remontée conjointe à vitesse contrôlée.
Une fois en haut, gonflez le gilet de votre binôme pour assurer sa flottabilité, sortez votre parachute de palier pour vous signaler, et faites le signe "OK de surface" au bateau si tout va bien, ou le signe de détresse si vous avez besoin d'aide.
À la descente comme à la remontée, la règle absolue pour protéger ses poumons est de respirer en continu.
Au moindre signe d'essoufflement, on arrête tout effort, on prévient son binôme, et on se concentre sur une expiration longue.
Un problème = fin de plongée pour tous. On assiste son équipier et on remonte ensemble en sécurité vers la surface.