Organisation de la sécurité surface, alerte, assistance à un plongeur fatigué et coordination de la palanquée.
Vous terminez une belle plongée d'exploration sur un fond rocheux breton avec votre palanquée. Le palier de sécurité s'est déroulé sans encombre le long du bout de mouillage.
Cependant, au moment de percer la surface, vous constatez que le vent a forci, levant un clapot haché et un léger courant de surface. Le bateau se trouve à une cinquantaine de mètres devant vous.
Sous la surface, la plongée fut un régal typiquement breton. En traversant la forêt de grandes laminaires ondulant avec la houle, vous avez pu observer un baliste commun et plusieurs énormes araignées de mer (Maja squinado) arpentant le relief. Une eau verte, riche en nutriments et débordante de vie benthique.
Vous entamez le palmage de retour en surface en direction de l'embarcation. Soudain, votre binôme s'arrête de nager.
Il tente de gonfler son gilet stabilisateur, mais le tuyau de son Direct System s'est déconnecté. Le clapot lui fouette le visage, il boit la tasse et commence à paniquer en s'agitant, incapable de maintenir sa flottabilité positive. Le courant de surface commence doucement à vous éloigner du bateau.
Question 1 : Quelle est votre toute première action pour traiter l'urgence immédiate face à ce plongeur en panique ?
Question 2 : Une fois le plongeur sécurisé, comment gérez-vous l'éloignement vis-à-vis du bateau ?
Solution 1 : Arrêter l'effort et stabiliser. La priorité est de stopper l'essoufflement. Abritez-vous derrière un relief ou utilisez votre flottabilité pour rester en surface sans palmer. Larguez votre parachute de palier immédiatement ; c'est votre meilleur atout pour être vu. Faites le signe de détresse en agitant votre bras.
Solution 2 : Ne pas lutter contre le courant. Il est illusoire et dangereux de vouloir tracter un binôme contre le courant en surface. Si le bateau est trop loin, restez sur place, conservez votre énergie et attendez que le bateau vienne vous chercher. C'est le rôle du pilote de surveiller les parachutes. Ne vous épuisez pas, restez groupés, et conservez votre matériel (masque, détendeur) pour rester prêts à replonger sous la surface si la houle devient trop forte.
La plongée n'est terminée que lorsque tous les plongeurs sont à bord. En RIFAP, on apprend que la plupart des incidents surviennent en surface. Ne négligez jamais l'observation de la mer avant de percer la surface, et conservez toujours suffisamment de gaz (et d'énergie) pour gérer un retour au bateau compliqué par la houle ou le courant.